
Le Tremplin des compagnies est un dispositif qui offre un temps privilégié pour les compagnies professionnelles de travailler dans un lieu dédié à la danse.
Ces temps de résidence, peuvent s'accompagner pour les équipes qui en manifestent le souhait d'un accompagnement artistique, regard extérieur, conseil à l'écriture chorégraphique ou autre. Les sorties de résidence permettent de créer la rencontre entre les spectacles en création et le public, mais également entre les artistes au plateau et les professionnels. Ponctuellement, et à la demande des compagnies, le studio organise des représentations en séances scolaires et en séances tout public des spectacles accueillis.
Si vous êtes intéressés pour être programmés dans notre lieu, contactez nous !
Interprète : Solène Cerutti
Création sonore : Gilles Monfort
Accompagnement à la création : Lucie Malbosc
Création plastique et costumes : Vincent Dupeyron
Regard chorégraphique : Anaïta Pourchot / Cie Dakipayadanza
Lumières : Camille Olivier
REIDENCE DE CREATION
SORTIE DE RESIDENCE | VENDREDI 4 SEPT 19H
Réservations conseillées : 06 81 12 40 89 / [email protected]
Solo chorégraphique et musical en présence d'une corde lisse.
Franchir la clôture, dépasser ses croyances, plonger au cœur d’une vie secrète.
Il y a longtemps que Solène Cerutti voulait s’intéresser à ces femmes, les moniales, intriguée par leur costume, leur rythme de vie, leur douceur apparente, leur choix singulier.
Au tout départ, la question n’est pas religieuse. Elle commence son immersion en posant la question du corps. Elle est danseuse, c’est son outil de travail, de recherche, d’appréhension du monde, et aussi le sujet de sa précédente pièce en solo SANDRINE ou Comment écrire encore des spectacles quand on est féministe (et qu’on aime la pole dance).
Quel rapport à leur corps ont les religieuses ?
L’autre question tourne autour de la sororité. Ces femmes ont-elles fait le choix d’entrer au monastère pour vivre sans homme, comme l’écrit Virginie Despentes ?
Ces questions sont balayées dès la première semaine d’immersion. A toutes ces interrogations (auxquelles elles ne peuvent pas répondre, puisqu’elles ont fait vœu de silence), la seule réponse que Solène devine est : la foi. Ce n’est pas un choix, c’est le Seigneur qui les a guidées. Elles n’ont pas décidé d’embrasser la « carrière » de sœur, c’est Dieu qui avait ce projet pour elles, et on doit répondre à son appel.
Quelque chose unit Solène à ces femmes, et si ce n’est pas Dieu, il faut chercher ce que c’est.

Solo chorégraphique
Antoine Petit : musicien compositeur
Etienne Gaillochet : regard extérieur
SORTIE DE RESIDENCE | LUNDI 22 OCTOBRE
Réservations conseillées : 06 81 12 40 89 / [email protected]
"In Shift", ou "comment bouger les lignes" nous parle de changements et des différentes façons de les actionner : l’effervescence, l’effondrement, la fuite, l’impassibilité, la tétanie, le détournement, le jeu, l’écoute, le retour à soi.
Que font résonner ces changements, voulus ou non, ces altérations physiques, psychiques, émotionnelles, relationnelles...?
Avec comme partenaire de jeu une corde, la danseuse s’amuse à modeler, modifier les espaces de danse. Elle ouvre des possibles, élargit les imaginaires. elle devient tour à tour barrière, entrave, mur, frontière ou lien.
L'écriture s'interroge également sur la question du changement de la forme : ruptures de temps, évolution de gestuelles, d’états et de qualités de corps, de niveaux, d’énergies, mutation du rapport au public et aux lieux, du rapport avec la musique, de la répétition.
La composition musicale originale se nourrit des changements de l'écriture chorégraphique et cherche à détourner des codes de structures, des textures d’instruments, à poser des ambiances en utilisant la guitare électrique avec des pédales d’effets, la mandoline, les machines et la MAO.
Conte et musique
Tout public à partir de 6 ans.
Célia Richie : comédienne et autrice
Jonathan Sarrabia : musicien et compositeur
Martina Raccaneli : metteuse en scène
REPRESENTATIONS FAMILIALES ET SCOLAIRES | DECEMBRE
L’histoire se déroule dans un monde entièrement recouvert d’une épaisse couche de poudre blanche : la Fobosine. Depuis aussi loin que l’on se souvienne, les Humains vaporisent chaque matin leurs maisons, leur mobilier, leurs objets, leurs jardins, leurs allées avec cette étrange matière. À force, tout s’est figé sous la Fobosine et une épaisse croûte blanche a recouvert
l’intégralité des espaces. La nature et les couleurs ont disparu. Le langage s’est appauvri en raison de la diminution des organismes vivants. Volcie habite avec sa tante dans cette société uniforme et capitonnée. Sa tante doit partir quelques semaines et laisse Volcie seule pour s’occuper de la maison. Avant son départ, la tante l’avertit de ne pas oublier de vaporiser consciencieusement tous les recoins de la maison avec son spray Fobosinor. Accablée par le travail quotidien, Volcie est de plus en plus épuisée. Un matin, elle réalise qu’elle a trop dormi… La Fobosine commence alors à s’estomper. Le monde de Volcie se métamorphose, des créatures qui étaient enfouies sous la Fobosine émergent et la terrorisent… Sa réalité fond sous ses yeux, elle n’a pas les mots pour décrire ce qu’elle voit et ce qu’elle entend. Prise d’angoisse, Volcie panique et prend la fuite.
Après une longue errance, Volcie rencontre une succession de personnages qui l’aideront dans sa quête en lui indiquant le lieu où elle trouvera les moyens de surmonter sa peur : il lui faut trouver les bons mots.
Elle parcourra un univers jusqu’alors inconnu. Cette aventure lui dévoilera l’existence d’une organisation inter-espèces qui résiste au grand recouvrement Fobosinor, pratique à laquelle elle participait jusque-là…
Ecriture et mise en scène : Anne Moisset
Scénographie et construction : Juliette MORIN
Distribution : Gabriel Haon, Juli Houbart et Manon Robert
Regard extérieur espace public et dramaturgie :Louis GRISON
Regard extérieur mise en scène : Marie GAMBARO
Création musicale, chant et musique live : Justine GAUCHERAND
Tout public pour l'espace public et les lieux non dédiés
Île de New Providence, mer des Caraïbes, 1718.
C’est l’histoire plutôt vraie de trois pirates prêt·es à tout pour vivre la vie qu’ils et elles ont choisi. À bord du Revenge, ni patron ni mari, mais un équipage en quête perpétuelle de sensations fortes.
Pour Rackham, Bonny et Read, c’est la promesse d’une vie indépendante, loin des esprits étriqués qui condamnent tout ce qui sort de la norme.
Mais c’est sans compter sur Woodes Rogers, fraîchement nommé gouverneur des Bahamas, et
résolu à régler leur compte à ces satanés pirates.
Pirates raconte les destins entremêlés de trois personnages légendaires qui ont défié l’ordre établi, et bien décidés à ne pas être effacés de l’Histoire. L’équipage du Revenge va-t-il réussir à échapper au gouverneur, qui a juré de les traquer jusqu’au dernier ?
Le spectacle nous emporte dans une course-poursuite aux rebondissements multiples, pleine
d’humour et de suspense, qui vient convoquer notre soif de liberté. Avec une énergie débordante, Rackham, Bonny et Read s’attachent à relancer notre pouvoir d’agir et de résister, tout en paillettes et en panache.
Conte musical jeune public
Ecriture, jeu : Lise Maussion
Musique, jeu : Robin Mairot
Création sonore : Sarah Lelu
llustration Kamishibaï : Joanna Wiejak
Scénographie : Sylvain Donnadieu
Administration : Mathilde Charbonneau
RESIDENCE DE CREATION | PRINTEMPS 2027
SORTIE DE RESIDENCE / date à définir
Petite Crac ou le nuage flottant Théâtre Pôle Nord Petite Crac est un spectacle destiné aux enfants, à partir de 8 ans. L’écriture de cette histoire est née entre Le Havre et Hiroshima, deux villes sacrifiées durant la Seconde Guerre Mondiale, qui résonnent encore aujourd’hui comme deux terres tremblantes, porteuses de fissures et d’éclats.
Depuis 2023, Lise Maussion propose un processus de création en immersion au sein des établissements scolaires où les enfants peuvent être, s’ils.elles le souhaitent, de réel.le.s contributeur.rice.s au spectacle.
Synopsis
Petite Crac a 9 ans. C’est une enfant flocon, une enfant flottante. Elle est née un jour de tremblement, avec le grondement d’un volcan. Elle aimait vivre dans cette ville d'Okami qui tremble un peu tout le temps mais un jour, Okami a tremblé si fort qu’il a fallu partir. Avec sa maman, elle a sauté dans un train pour aller tout au bord du monde, chez son grand-père Oko. Là-bas, il y a un désert de cailloux de lune, de la tourbe noire comme la nuit, et une forêt « qui n’a rien à faire là ». Là bas, il y a un tout petit village, où vivent Maîtresse Toro Toro qui connaît tous les secrets de l’univers et l'épicière Fuwa Fuwa qui voyage dans le sommeil des enfants. Là-bas, on doit toujours laisser les fenêtres ouvertes de jour comme de nuit, été comme hiver, pour que les fantômes puissent entrer et sortir comme bon leur semble.
